Chateau De Ponteves Credit F.galile 2
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Chateau De Ponteves Credit F.galile 2

Des idées pour les fans d’histoire

vestiges, villages, anecdotes et balades thématiques

Le Verdon ne se découvre pas seulement au fil de ses paysages spectaculaires. Derrière ses falaises, ses villages perchés et ses chemins de randonnée se cache aussi une histoire riche, faite de vestiges, de personnages, de légendes et de savoir-faire qui ont façonné le territoire au fil des siècles.

Pour les curieux et les passionnés d’histoire, le Verdon réserve ainsi bien des découvertes : villages de caractère, châteaux et fortifications, chapelles et églises, sites archéologiques, anciens chemins ou encore anecdotes qui se transmettent de génération en génération.

De la Route de l’Histoire et des Légendes de l’Artuby aux balades thématiques, en passant par les villages où le patrimoine se découvre simplement en flânant, voici quelques idées pour explorer un autre visage du Verdon : un territoire vivant, où chaque pierre, chaque chemin et chaque village raconte une histoire.

Publié le 19 août 2026

Et si vous preniez le temps de suivre les routes de l’histoire ?

Sur les traces des villages et cités d’histoire

Il existe des routes que l’on emprunte pour aller vite. Et puis il y a celles qui invitent à ralentir.

Dans le Verdon, certaines routes serpentent entre villages perchés, montagnes et vallées, et racontent une histoire faite de forteresses, de chapelles, de croyances, de savoir-faire et de légendes.

De l’Artuby aux villages du Verdon, cet itinéraire invite à prendre le temps de découvrir un territoire autrement : en allant à la rencontre de ses villages, de ses anciennes pierres et des histoires qui continuent de s’y raconter.

Le voyage peut commencer dans le Haut-Var, sur la Route de l’Histoire et des Légendes, qui traverse neuf villages : Comps-sur-Artuby, Bargème, La Roque-Esclapon, La Bastide, La Martre, Châteauvieux, Brenon, Le Bourguet et Trigance.

 À chaque étape, une nouvelle histoire : une ancienne commanderie, un château féodal, un village priSeomitif disparu, une chapelle, une fontaine, une légende ou un vestige oublié.

Et pour prolonger cette traversée dans le temps, direction ensuite les villages du Verdon, jusqu’à Châteauneuf-lès-Moustiers, où les vestiges d’un village abandonné racontent une autre facette de l’histoire du territoire.

Comps-sur-Artuby, mémoire des passages

Depuis des siècles, Comps-sur-Artuby est un territoire de passage. Entre Provence et Alpes, voyageurs, troupeaux et marchands ont longtemps emprunté ces routes escarpées.

En parcourant aujourd’hui les paysages de l’Artuby, on devine encore cette mémoire du mouvement : les anciens chemins, les plateaux ouverts et les routes qui serpentent entre les montagnes.

Depuis la mairie, le circuit des chapelles, long de moins d’un kilomètre, permet notamment de découvrir la chapelle Saint-André. Plantée sur un rocher, elle est le seul vestige d’une importante commanderie que possédèrent les Templiers.

Poursuivez jusqu’à la table d’orientation pour profiter du panorama sur le village et ses alentours. Puis reprenez la route en direction de Bargème.

Bargème, le vertige médiéval

À mesure que la route grimpe, le paysage s’ouvre sur le plus haut village du Var.

À Bargème, les maisons de pierre semblent accrochées au ciel et les ruines du château féodal de Pontevès dominent l’horizon.

Mentionné dès 1225, le château fut détruit pendant les guerres de Religion. Une grande partie des constructions intérieures a disparu, mais les éléments défensifs conservés permettent encore d’imaginer l’imposante forteresse : un vaste quadrilatère flanqué de tours rondes et d’un imposant donjon carré.

Dans les ruelles étroites, les traces du passé se poursuivent jusqu’à l’église Saint-Nicolas, une église romane du XIIe siècle. Ici, le temps semble suspendu.

 

La Roque-Esclapon, entre ciel et montagne

Au pied du Lachens, La Roque-Esclapon possède une atmosphère profondément montagnarde.

Les reliefs s’ouvrent, les forêts deviennent plus présentes et l’air se fait plus vif. Avec ses 1 714 mètres d’altitude, le mont Lachens est le toit du Var. Il domine le département et attire notamment les amateurs de parapente et de vol libre.

Pour rejoindre son sommet, on traverse la forêt domaniale d’Esclapon et les ruines du « Vieil Esclapon ».

Le village invite aussi à découvrir son patrimoine, notamment la chapelle Notre-Dame, construite au XVe siècle sur un monticule à 500 mètres du village, ainsi que l’église Sainte-Marguerite.

Une halte pour marcher, observer les paysages et retrouver une Provence plus montagnarde.

La Bastide, sur les traces du village primitif

À La Bastide, l’histoire se lit dans les pierres.

La Maison Noble, belle demeure du XVIIe siècle qui ressemble à un château avec ses tourelles d’angle et ses fenêtres à meneaux, abrite aujourd’hui la mairie.

Mais c’est au-dessus du village, sur le rocher de Sainte-Madeleine, que se trouve une trace plus ancienne encore.

Accrochées au versant occidental du mont Lachens, les ruines presque inaccessibles de ce qui fut jadis un castrum érigé au XIe siècle témoignent du village primitif.

Assiégé au XIVe siècle par les troupes de Raymond de Turenne puis rasé lors des guerres de Religion, le village a finalement été abandonné. Ses habitants sont alors descendus dans la plaine pour créer les communes de La Bastide et de La Roque-Esclapon.

Ici, l’histoire raconte aussi les déplacements des populations et la manière dont les villages se sont transformés au fil des siècles.

La Martre, entre patrimoine et routes oubliées

C’est ici que la Route de l’Histoire et des Légendes prend tout son sens : elle invite à quitter les itinéraires rapides pour explorer un Verdon plus secret, plus intime et profondément attaché à son patrimoine.

Situé dans la haute vallée de l’Artuby, derrière la montagne du Brouis, ce paisible village bâti à flanc de coteau est dominé par les ruines de son castellas primitif.

Dans ce paysage de montagnes, l’environnement naturel offre de très belles randonnées pédestres. Elles vous mèneront par exemple jusqu’à l’ancienne scierie située dans un cirque naturel entouré de reliefs vigoureux boisés, en passant par le Pont de la Serre, dit « de Madame », vieux pont en pierre qui franchit l’Artuby, en contrebas de la commune.

Châteauvieux, un village suspendu dans le temps

À Châteauvieux, le voyage continue entre patrimoine et grands paysages.

En contrebas du village, le bleu du petit lac contraste avec le jaune doré des champs et le vert sombre de la montagne.

Dans la forêt, la petitechapelle Saint-Pierresemble hors du temps. Elle a été bâtie à l’emplacement d’une abbaye cistercienne du XIIe siècle et accueille chaque année la célébration de la Saint-Pierre.

Châteauvieux est également le point de départ de randonnées, dont celle de « L’Avelanier depuis Châteauvieux ».

Une halte où l’on retrouve pleinement l’esprit de cet itinéraire : marcher, observer et laisser les paysages raconter leur histoire.

Brenon, le village des eaux et des croyances

Minuscule et discret, Brenon rappelle que les histoires les plus fortes ne sont pas toujours celles des grands monuments.

La fontaine et le lavoir du Gaoubiévoquent les traditions rurales, les croyances populaires et les légendes de guérison liées aux eaux.

L’église de la Nativité de la Vierge complète cette découverte du village.

Ici, l’histoire se transmet aussi à travers les récits et les croyances qui ont traversé les générations.

 

Le Bourguet, l’étape secrète

Entouré de paysages ouverts et sauvages, Le Bourguet incarne un Verdon intérieur préservé.

C’est une étape pour ralentir et profiter de la simplicité du voyage : se promener au cœur de l’Espace Naturel Sensible Saint-Pierre, observer les reliefs alentours et prendre le temps de découvrir un village loin de l’agitation.

Une halte discrète, fidèle à l’esprit de cette route.

Trigance, entre château et portes du Verdon

Dernière grande silhouette médiévale de cet itinéraire, Trigance apparaît comme un décor de légende.

Dominé par son château, le village conserve une atmosphère particulière avec ses passages voûtés, ses façades de pierre et ses ruelles escarpées.

Pour découvrir autrement le village, le sentier découverte du patrimoine de Trigance permet de partir à la rencontre de son histoire.

Et puis, il suffit de reprendre la route pour retrouver les grands paysages du Verdon.

Sur les traces de Borgandion

Tout au long de la Route de l’Histoire et des Légendes, Borgandion, personnage imaginaire et fil rouge artistique de l’itinéraire, accompagne les voyageurs.

À travers lui, les villages prennent une autre dimension. Les sculptures contemporaines installées dans les différentes communes dialoguent avec l’histoire locale, les légendes et les paysages.

Comme des balises poétiques, elles invitent à regarder autrement ce territoire. Borgandion devient alors le compagnon d’un voyage où l’histoire et l’imaginaire se rencontrent.

 

Châteauneuf-lès-Moustiers : quand un village disparaît

Après les villages encore habités, l’itinéraire peut se poursuivre vers une histoire beaucoup plus silencieuse.

Aux Chauvets, Châteauneuf-lès-Moustiers est aujourd’hui un village abandonné. Vidé de ses habitants à la suite de la Première Guerre mondiale, il a finalement été rattaché à la commune de La Palud-sur-Verdon en 1974.

Une balade familiale permet de découvrir les vestiges de cet ancien village et de profiter d’un panorama remarquable sur les massifs alentours.

Au fil du sentier, les pierres deviennent les témoins d’une vie passée.

Pour remonter le fil de cette histoire, un livret découverte, vendu 5 € à l’accueil de l’office de tourisme, permet de découvrir les secrets du village.

Et pour une expérience encore plus immersive, Châteauneuf-lès-Moustiers peut se découvrir de nuit, à la pleine lune, accompagné d’Andréa Bacher, accompagnatrice Valeurs Parc, qui raconte l’histoire du village et la vie passée de ses habitants.

 


De Gréoux-les-Bains à Sainte-Croix-du-Verdon

des villages façonnés par l’histoire et l’eau

Après avoir suivi les traces des villages perchés et des anciennes cités de l’Artuby, le voyage se poursuit vers des villages où l’histoire dialogue avec l’eau.

À Gréoux-les-Bains, elle soigne. À Esparron-de-Verdon, elle ouvre le paysage. À Sainte-Croix-du-Verdon, elle a profondément transformé la vallée.

Un autre fil rouge se dessine alors : celui de villages dont l’identité s’est construite au fil du temps autour de leur patrimoine, de leurs paysages et de leur relation à l’eau.

Gréoux-les-Bains, entre château, thermalisme et récits médiévaux

Ici, patrimoine et thermalisme se répondent : on vient pour les bienfaits de l’eau, mais aussi pour l’atmosphère d’un village provençal chargé d’histoire.

Le point fort de la découverte est naturellement le château de Gréoux-les-Bains, souvent appelé château des Templiers. Sa présence massive donne au village une allure immédiatement médiévale. Depuis ses abords, la forteresse nourrit l’imaginaire et évoque les grands récits de chevaliers, d’ordres religieux, de passages secrets et de pouvoirs anciens.

La découverte se poursuit dans le vieux village, au rythme des ruelles, des escaliers, des placettes et des maisons de pierre.

La dimension thermale apporte une singularité supplémentaire. La présence de l’eau permet de construire un fil rouge original : celui d’un village où l’histoire militaire, religieuse et sanitaire se croise.

Du Moyen Âge à l’art de vivre provençal, Gréoux-les-Bains invite ainsi à prendre son temps : flâner, visiter, se reposer, puis prolonger la découverte par une balade douce autour du village.

À vivre sur place : prévoir une demi-journée pour explorer le village, monter vers le château, parcourir les ruelles et profiter des points de vue. Pour une expérience plus lente, la découverte peut être associée à une pause bien-être ou à une découverte autour du thermalisme.

Esparron-de-Verdon, le village confidentiel entre pierre et eaux turquoise

Après Gréoux-les-Bains, Esparron-de-Verdon offre une autre ambiance : celle d’un village plus intime, accroché à son histoire et ouvert sur les eaux du Verdon.

Le village est marqué par son château et sa tour médiévale, qui rappellent son ancien rôle défensif. Ici, l’histoire ne s’impose pas par la monumentalité spectaculaire, mais par une présence plus discrète. Elle se devine dans les volumes, les murs, l’organisation du village et les points de vue sur le lac et les reliefs alentour.

Esparron-de-Verdon est ainsi une étape idéale pour découvrir un patrimoine plus confidentiel. On ne vient pas seulement pour voir un monument, mais pour ressentir une atmosphère : celle d’un village provençal où la pierre ancienne rencontre l’eau, où les ruelles débouchent sur des paysages lumineux et où l’histoire se découvre au rythme d’une promenade.

La présence du lac élargit également le récit. Le Verdon n’est pas seulement un décor naturel : il a façonné les usages, les circulations, les activités et l’identité du village.

L’eau devient alors un fil conducteur entre Gréoux et Esparron : à Gréoux, elle soigne ; à Esparron, elle ouvre le paysage et invite à la contemplation.

À vivre sur place : prévoir une demi-journée à une journée selon le rythme souhaité. La découverte du village peut être complétée par une balade au bord du lac, une pause panoramique ou une activité douce sur l’eau.

Sainte-Croix-du-Verdon, sur les traces d’une vallée transformée

À Sainte-Croix-du-Verdon, les traces du passé se lisent autant dans le patrimoine bâti que dans l’histoire récente de la vallée.

Perché sur un éperon rocheux dominant le lac de Sainte-Croix, le village conserve un tissu de maisons traditionnelles provençales, une église datant du XVIe siècle ainsi que plusieurs vestiges qui témoignent de son ancienneté. Depuis les places et les belvédères du village, le regard embrasse un paysage dont l’histoire a profondément marqué les habitants et façonné l’identité locale.

Pour comprendre cette mémoire du territoire, la Maison de l’Eau et de la Vallée constitue une étape incontournable. Installé dans les murs de l’ancienne école à l’entrée du village, ce centre d’interprétation historique et culturel permet de découvrir l’évolution de la vallée et les grandes transformations qui ont accompagné la création du lac de Sainte-Croix.

Le parcours s’articule autour de deux espaces muséographiques. Dans l’ancienne salle de classe du village, une fresque chronologique, une borne interactive, des photographies d’archives et plusieurs films documentaires racontent la vie dans la vallée avant le lac, la mise en eau entre 1973 et 1975 et la reconstruction du village. Un second espace est consacré à l’eau et au barrage grâce à un dispositif numérique permettant une visite virtuelle de l’ouvrage.

La découverte se poursuit naturellement dans les ruelles du village et sur ses belvédères. Une promenade qui permet de relier les paysages actuels à l’histoire de la vallée et de comprendre comment un territoire peut être profondément transformé tout en conservant la mémoire de ce qu’il était autrefois.

 

Et si l’histoire remontait encore plus loin ? Entre Provence Verte et Verdon, sur les traces du passé

 

 

Pour prolonger ce voyage à travers les traces du passé, direction la Provence Verte, où l’histoire change encore d’échelle.

À Pontevès, le château médiéval des marquis de Pontevès domine toujours le village depuis son éminence rocheuse.

Depuis sa table d’orientation, la vue s’ouvre sur la plaine viticole et les deux bosses du Petit Bessillon. En accès libre, le site permet d’admirer les quatre tours d’angle, les remparts et les portes de la forteresse.

Grâce à l’application gratuite Archistoire et à la réalité augmentée, le château apparaît tel qu’il était à l’époque médiévale. Une manière immersive de plonger dans son histoire aux côtés des marquis qui ont marqué le territoire, notamment Pierre Maurel de Pontevès, qui œuvra largement au développement du village au XVIIe siècle.

Puis, changement d’époque à Fox-Amphoux.

Ici, il faut remonter non plus de quelques siècles, mais de 75 millions d’années.

Le DinoFox Museo, géré par l’association de paléontologie Phylogenia, est entièrement consacré aux fossiles découverts sur la commune. Véritable berceau de la paléontologie en Provence, Fox-Amphoux a vu ses premiers fossiles mis au jour dès les années 1840.

Au milieu des fossiles et des découvertes archéologiques, les visiteurs peuvent découvrir des reconstitutions en taille réelle, dont deux dinosaures emblématiques du sud de la France : le Rhabdodon et le Variraptor.

Une découverte idéale en famille, d’autant que l’entrée du musée est gratuite.

Et l’histoire ne s’arrête pas aux dinosaures : Fox-Amphoux abrite également le plus vieux micocoulier français. Planté en 1550, il mesure aujourd’hui près de 18 mètres de haut et 5 mètres de circonférence. Un arbre multiséculaire, véritable rescapé de l’histoire.

 

Un voyage à travers les époques 

De Gréoux-les-Bains à Esparron-de-Verdon, de Sainte-Croix-du-Verdon à Pontevès et Fox-Amphoux, les villages racontent des histoires très différentes.

Châteaux médiévaux, villages anciens, thermalisme, transformation des paysages, paléontologie ou arbres multiséculaires : le patrimoine devient ici un fil conducteur pour voyager à travers les époques.

Et si la meilleure façon de découvrir ces histoires était tout simplement de prendre le temps de parcourir les villages, de regarder les paysages et de laisser chaque étape raconter son propre morceau d’histoire ?

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